COALITION pour le contrôle des armes/ for Gun Control

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Communiqués de la Coalition pour le contrôle des armes
Communiqués de presse 1998-96


 Communiqué de presse, le 22 septembre 1998

Des experts tournent en ridicule la notion proposée par le lobby des armes comme quoi le Canada devrait suivre l'exemple des É.-U. en contrôle des armes

En réponse au rassemblement massif organisé par le lobby des armes, la Coalition pour le contrôle des armes, de concert avec des experts en matières policières, en prévention de la violence et en santé publique, síest à nouveau réunie à Ottawa pour demander au gouvernement de poursuivre son travail en contrôle des armes.

Le chef Pierre Sangollo, de l'Association canadienne des chefs de police, a déclaré : « Il est tout simplement outrancier de prétendre que la criminalité va être réduite si on augmente le nombre des armes en circulation. Je crois que je parle autant pour les policiers que pour l'ensemble des citoyens canadiens lorsque je dis qu'il est stupéfiant d'entendre établir un lien de cause à effet entre plus d'armes et moins de crimes. En plus de contredire les données disponibles au pays, ce genre d'affirmation va à l'opposé du simple bon sens. Quand plus d'armes sont disponibles, quand elles ne sont pas entreposées de façon sécuritaire et quand on n'en tient pas leurs propriétaires responsables, le risque qu'elles soient mal utilisées, qu'elles soient volées ou qu'elles soient l'objet de transactions illégales augmente remarquablement. La police canadienne veut la nouvelle loi sur le contrôle des armes et en a besoin. Comme nous l'avons dit maintes et maintes fois, si nous ne savons pas qui possède quelles armes, nous ne pouvons pas faire notre travail. Nous ne pouvons pas empêcher les personnes à risque d'avoir des armes, nous ne pouvons pas intervenir efficacement quand il y a un problème conjugal et nous ne pouvons pas contrer le trafic illégal des armes. »

Fiona Sampson, du METRAC (Metro Action Committee on Public Violence Against Women and Children), a ajouté : « Je viens de participer pendant six mois à l'enquête sur la mort díArlene May, que son amoureux a tuée avec le fusil qu'il possédait légalement. Entre autres, l'enquête recommandait que le gouvernement implante au plus tôt la nouvelle loi sur le contrôle des armes. Alors quand on entend tous ces propriétaires d'armes furieux parler de leurs « droits » et de « l'intrusion » que les permis et l'enregistrement représentent pour eux, cela défie toute compréhension. Quand des politiciens qui disent appuyer « la loi et l'ordre » protestent contre de meilleurs contrôles, c'est le sommet de l'hypocrisie. Et quand des « experts » venus des États-Unis disent qu'il faut armer les femmes pour qu'elles soient en sécurité, cela m'offense profondément. »

Le Dr Robert Cushman, du département de santé régional d'Ottawa-Carleton, a pour sa part affirmé : « Bien des gens prétendent que le mouvement pour le contrôle des armes est né en réaction à un événement tragique, mais isolé. Pourtant, depuis le massacre du 6 décembre 1989 à Montréal, plus de 10 000 Canadiens ont été tués par des armes à feu. Et même si nous sommes fiers d'avoir été nommés, une fois de plus, le meilleur pays où l'on peut vivre dans le monde, nous pouvons faire mieux. Le Canada est le cinquième pays industrialisé où les armes tuent des enfants de moins de 14 ans, après les États-Unis, la Finlande, l'Irlande du Nord et l'état d'Israël. Dans certaines provinces, comme l'Alberta et la Saskatchewan, le taux d'enfants tués par une arme à feu est comparable au taux combiné de l'Irlande du Nord et d'Israël. Les armes à feu constituent également la troisième cause de mortalité chez les 15 à 24 ans. Les armes tuent plus de jeunes que toutes les formes de cancer, toutes les chutes, tous les incendies et toutes les noyades mis ensemble. »

Dick Martin, du Canadian Labour Congress, a renchéri : « Je suis un chasseur, et j'ai chassé pendant presque toute ma vie. Je ne fais certainement pas partie d'une conspiration qui cherche à interdire toutes les armes à feu. Mais les règlements dont nous parlons aujourd'hui sont raisonnables, compte tenu des risques que les armes représentent. Comme le révèlent les sondages, le chasseur et le fermier moyen respectera cette loi. Quand on a accès à une arme, il est bien trop facile de tuer sous le coup d'une impulsion. Et dans le cas des jeunes, les armes peuvent ruiner non seulement la vie des victimes, mais aussi celle de l'agresseur. En 1994, la très grande majorité du CLC a voté en faveur du projet de loi, et nous continuerons à le faire. Au Canada, le contrôle des armes fait partie de nos valeurs. La vie de bien des jeunes Canadiens en dépend. »

Arn Snyder, de l'Association canadienne de justice pénale, a précisé : « En tant que propriétaire d'arme et ancien officier de police, j'ai souvent eu l'occasion de voir de près les conséquences d'un accès aisé aux armes. L'ACJP a clairement démontré le lien entre l'accessibilité et la violence mortelle. La nouvelle loi peut contribuer de façon pratique à prévenir les crimes et aider les enquêtes criminelles, mais il peut être aussi important de noter qu'elle nous définit en tant que Canadiens. Je n'arrive pas à croire certaines des affirmations que j'ai entendues de la part des manifestants. Je crois que la plupart des Canadiens seront tout aussi horrifiés quand ils les entendront dire qu'un plus grand nombre d'armes nous rendra plus en sécurité. J'espère que le gouvernement ne se laissera pas influencer et ira de l'avant. »

Wendy Cukier, présidente de la Coalition pour le contrôle des armes, a conclu : « Pour une fois, je suis d'accord avec le réformiste Garry Breitkreuz. Nous devons regarder ce qui se passe aux États-Unis, car « ils ont un peu d'avance sur nous », dit-il. En effet, leur taux de suicides commis avec des armes à feu a de l'avance sur le nôtre. Et leur taux d'enfants tués avec des armes à feu aussi. Nous devons regarder les États-Unis pour voir où mène le manque de contrôle sur les armes. Quand le Parlement du Canada a adopté la Loi C-68, il a choisi un chemin différent. Et quand les citoyens ont réélu le gouvernement qui nous a donné cette loi, ils ont confirmé ce choix : non seulement les experts veulent-ils cette loi, mais les Canadiens aussi. Quand bien même le lobby des armes et ses alliés américains amèneraient-ils 100 000 personnes à Ottawa aujourd'hui, cela ne m'empêchera pas de répondre que les Canadiens sont en faveur de la législation.

« Un coup d'oeil du côté des États-Unis suffit pour se rendre compte des effets dévastateurs d'un plus grand accès aux armes. Le temps nous manque pour refaire le tour de toutes les études qui réfutent les affirmations que les professeurs Lott, Mauser et autres ont fait aujourd'hui*. Mais nous n'avons pas besoin de cela pour en finir avec ce débat. Le bon sens nous dit que s'il suffisait de s'armer pour se protéger, les États-Unis seraient le pays le plus sécuritaire au monde et je peux vous assurer que ce n'est pas le cas. Si le lobby des armes aux États-Unis s'intéresse tant à ce qui se passe au Canada, c'est entre autres parce que nous pourrions un jour exporter un concept redoutable, et peut-être contagieux : le contrôle des armes sauve des vies. »


Communiqué de presse, le 30 octobre 1997

Les défenseurs du contrôle de armes demandent des règlements déterminants

Ottawa- La nouvelle loi C-68 sur le contrôle des armes fut sanctionnée le 5 décembre 1995. Il est prévu qu'aujourd'hui, le gouvernement déposera la dernière série de règlements portant probablement sur: les Certificats d'enregistrement d'armes à feu, l'importation et l'exportation d'armes, les clubs de tir et champs de tir, l'exposition d'armes, les armes à feu d'agents publics et la possession autorisée dans des cas particuliers. Il est également possible qu'il y ait des amendements aux règlements déposés l'an dernier, notamment sur le transfert d'armes à feu.

Wendy Cukier, professeur. à la Ryerson Polytechnic Universlty et président. do la Coalition pour le contrôle des armes dit: "ll nous faudra réviser les règlements en détail lorsqu'ils seront déposés et nous en discuterons devant le comité d'étude, mais nous sommes Ici aujourd'hui pour dire qu'il faut passer de l'avant et ne pas tarder dans l'adoption de ces règlements. Le lobby des armes et ses alliés ont tout essayé le lobbying, la publicité, leurs candidatures lors des élections, le système judiciaire et ils ont même fait des menaces de désobéissance civile- pour empêcher la mise en application de cette loi. Nous nous attendons à ce que les partis d'opposition, ceux qui témoigneront devant le comité, certains gouvernements provinciaux et sénateurs profitent de l'occasion pour reprendre leurs vieux arguments contre le contrôle des armes." Cukier ajoute: "Ceci représente pour nous la dernière étape d'un processus qui a été long et pénible. Nous voulons des règlements déterminants et nous voulons qu'ils soient adoptés dans les plus brefs délais."

Priscilla de Villiers, présidente de CAVEAT, déclare: « En 1991, peu après la mort de Karen Marquis et de ma fille, Nina, j'ai témoigné devant le comité législatif sénatorial pour demander que la loi déposée par Kim Campbell soit amendée afin d'inclure l'enregistrement de toutes les armes à feu. Une des recommandations du coroner à la suite de l'enquête sur la mort du meurtrier de ma fille était d'ailleurs que toutes les armes à feu soient enregistrées en Ontario. Depuis, deux autres enquêtes - celle sur la tragédie de Vernon, où neuf personnes sont mortes, et celle sur la mort de deux enfants Kasonde à Ottawa, ont également recommandé l'enregistrement des armes. Bien des drames auraient pu être prévenus si les propriétaires d'armes avaient eu à se procurer un permis et si les armes avaient été enregistrées. Combien nous en faut-il d'autres? »

« Il est incroyable, mais indéniable, que là où il y a plus d'armes, celles-ci font plus de morts et de blessures; or, c'est à ces mêmes endroits que l'opposition aux mesures est plus élevée », conclut de Villiers. « Le renvoi constitutionnel de la loi est un affront aux victimes et au grand public. Le temps des débats est révolu - il faut maintenant passer aux actes. La loi et les règlements ont été trop longtemps à l'étude, et il leur faudra encore six ans avant d'entrer en vigueur. »

Le surintendant Peter Cuthbert, du Service régional de police d'Ottawa-Carleton ajoute:

« Bien que les règlements n'aient pas encore été déposés et que nous devrons en discuter avec le comité, je veux une fois de plus insister sur l'importance qu'a l'implantation de la loi et des règlements pour la police canadienne. Les règlements que nous attendons quant à l'enregistrement sont des outils essentiels qui nous permettront de prévenir la criminalité. Ces règlements, qui complètent la législation Initiale, nous permettront de commencer à enregistrer toutes les armes à feu. Les permis et l'enregistrement des armes sont également essentiels pour faire respecter les ordonnances d'interdiction, de même que les mesures d'entreposage sécuritaire, qui aideront à contrer les vols d'armes.»

À l'approche du huitième anniversaire du massacre de Montréal, il nous fait plaisir de voir le gouvernement finaliser le dernier élément de la législation sur le contrôle des armes, c'est-à-dire les règlements., affirme EIain. Toofilovlci, directric, générai. dos YWCA du Canada. « Partout au pays, les groupes de femmes considèrent que, dans la loi, les mesures portant sur les permis et l'enregistrement sont des éléments essentiels pour lutter contre la violence faite aux femmes.

Arn Snyder, de l'Association canadienne de justice pénale, précise que « l'Association appuie l'enregistrement des fusils et carabines, et nous sommes heureux de voir le gouvernement déposer aujourd'hui ses règlements sur la question. L'efficacité du contrôle des armes a été plus clairement démontrée que celle de la plupart des autres réformes. Ainsi, l'enregistrement des armes de poing a été un des principaux facteurs qui nous ont permis d'éviter l'épidémie de violenœ aux Etats-Unis, et tout indique que l'enregistrement des armes longues aura le même effet. Nous savons aussi que l'enregistrement des armes et les permis pour propriétaires constituent la norme, et non l'exception, dans les pays industrialisés. En mai, la Commission sur la prévention du crime de I'ONU a adopté une résolution endossée par 33 nations, résolution qui demandait aux pays membres d'implanter, si ce n'est déjà fait, des règlements portant sur l'entreposage sécuritaire, les permis pour propriétaires d'armes et l'enregistrement des armes àfeu. Récemment, après avoir évalué pendant neuf mois les règlements relatifs aux armes en Nouvelle-Zéiande, le Rapport Thorpe a également décidé de suivre l'exemple du Canada, et a entre autres recommandé de recommencer à enregistrer les armes à feu.»

Robert Cushman, Médecin Hygiéniste pour la municipalité régionale d'Ottawa-Carleton, renchérit: «Si je témoigne encore une fois aujourd'hui pour ce que j'espère être la dernière fois

- c'est pour souligner que les règlements déposés aujourd'hui sont les bienvenus. Nous en avons besoin, et nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre plus longtemps. Le contrôle des armes ne résoud pas tous les problèmes, mais comme nous l'avons dit bien des fois, l'enregistrement des armes est essentiel pour faire respecter les normes d'entreposage sécuritaire et pour éviter bien des morts et des blessures, particulièrement chez les enfants. Parmi les pays industrialisés, le Canada est présentement en cinquième position pour le taux de mortalité due aux armes chez les enfants de O à 14 ans, et la plupart de ces décès sont causés par des fusils et des carabines. C'est seulement aux Etats-Unis, en Finlande, en lsraël et en Irlande du Nord que les taux sont plus élevés.»

Robert McNamara, vice-président de Victims of Violence, conclut: «Bien que nous soyons douloureusement conscients des dommages que causent les armes dans nos communautés, nous allons sûrement encore entendre des gens se plaindre des coûts liés à l'enregistrement. Nous devons donc continuer à rappeler aux gens ce que coûte la violence due aux armes. La sécurité publique doit ici avoir la priorité. »


Communiqué de presse,  le 4 septembre 1997

Les Partisans du contrôle des armes se préparent pour le renvoi constitutionnel

Les partisans de la nouvelle loi sur le contrôle des armes sont fin prêts pour le renvoi constitutionnel de celle-ci. Les audiences auront lieu en Cour díappel albertaine du 8 au 12 septembre. Lancé par l'Alberta, le renvoi est appuyé par le Manitoba, la Saskatchewan, l'Ontario, les deux territoires, la Shooting Federation of Canada et la Alberta Fish and Game Association. En plus de la Coalition pour le contrôle des armes, les intervenants qui défendront la loi sont líAssociation canadienne des chefs de police, líAlberta Council of Womenís Shelters et les villes de Montréal et Toronto. Ces intervenants ont soumis un mémoire díappel et plus de 18 dépositions de la part díexperts internationaux (copies disponibles sur demande).

Selon Wendy Cukier, professeure à l'Université polytechnique Ryerson et présidente de la Coalition, « les avocats en débattront en Cour, mais à nos yeux, la nouvelle loi est tout à fait constitutionnelle, de même qu'un exercice valide du code criminel fédéral et des pouvoirs liés à la paix, à l'ordre et au bon gouvernement. Sans discuter des plaidoiries, il est intéressant de noter à quel point les adversaires de la loi font preuve díune logique acrobatique. Ainsi, ils ne remettent pas en question le droit quía le gouvernement fédéral díenregistrer les armes de poing et de décerner des permis à leurs propriétaires, mais ils contestent ce droit dans le cas des fusils et carabines, ou d'armes ordinaires, même si ces armes ordinaires blessent ou tuent le plus de Canadiens, et sont celles qu'on retrouve le plus souvent dans le cadre d'enquêtes criminelles. Bien que le lobby des armes et ses alliés doutent de la valeur de la loi, celle-ci est appuyée par la plupart des experts en matières policières, en prévention du crime et en prévention des blessures. Trois importantes enquêtes de coroners ont également recommandé líenregistrement des armes à feu. »

Arguments en faveur de l'enregistrement :

 En 1995, le Smuggling Work Group a établi que 47 % des armes à feu retrouvées par dix services policiers étaient des fusils et des carabines, alors que seuls 20 % étaient des armes de poing. Selon la police, l'enregistrement et les permis pour propriétaires sont essentiels pour faire respecter les ordonnances d'interdiction, contrôler la contrebande et renforcer les responsabilités des propriétaires. (Dépositions des chefs Brian Ford et Dave Cassels)

 Dans sa déposition, le Dr Ted Miller, un chercheur du American National Public Services Research Institute, a établi un lien direct entre l'accès aux armes et la mortalité due à celles-ci. C'est dans les régions où il y a plus d'armes que le taux de mortalité et de blessures dues aux armes est le plus élevé. Ironiquement, l'Alberta a l'un des plus hauts taux de mortalité due aux armes, soit 6,8 décès par 100 000 personnes, contre une moyenne nationale de 4,9. La déposition de la Dre Rosemary Gardner, professeure de sociologie et de criminologie à l'Université de Toronto, signale aussi des corrélations internationales entre l'accès aux armes et la mortalité, et affirme que le danger de mort lors de crimes violents est inférieur quand les armes sont moins aisément disponibles.

 Le Dr David McKeown, officier de santé à Toronto, note que dans une étude du Center for Disease Control portant sur 26 pays industrialisés, le Canada arrive en cinquième position pour ce qui est du taux de mortalité due aux armes à feu chez les enfants de 0 à 14 ans. Les permis et l'enregistrement sont essentiels pour renforcer les mesures d'entreposage sécuritaire.

 L'Alberta s'appuie sur des études vieilles de plus de 10 ans pour dire que l'enregistrement est un échec en Grande-Bretagne et en Australie. Mais dans sa déposition sous serment, J. Gwyn Thomas, de l'Association of Chief Police Officers of Great Britain, révèle que d'après lui « les permis et l'enregistrement des armes à feu et carabines sont cruciaux pour la police en Grande-Bretagne, et les renseignements que ce système fournit sur les propriétaires d'armes à feu et carabines aident la police britannique à rendre les quartiers plus sécuritaires ». Dans sa déposition sous serment, le surintendant Stephen John Robbins, du Western Australia Police Service, ajoute que « les fusils et carabines sont présentement enregistrés dans tous les états et territoires australiens » et que « le système a aidé la police dans ses enquêtes criminelles et dans l'amélioration de la sécurité publique » (traductions libres).

 L'Alberta note qu'en 1983, la Nouvelle-Zélande a mis fin à son système d'enregistrement non-informatisé. Cependant, le 21 août 1997, la Nouvelle-Zélande a publié les résultats d'une étude de neuf mois commandée par le ministre de la Police quant aux règlements liés aux armes. Entre autres mesures, l'étude recommande qu'on recommence à enregistrer les fusils et carabines.

 L'enregistrement n'est pas l'exception mais la règle dans la plupart des pays industrialisés. La Commission on Crime Prevention and Criminal Justice des Nations unies a récemment publié une étude et adopté une résolution appuyée par 33 pays pour demander aux pays membres de réglementer l'entreposage sécuritaire, d'enregistrer les armes et d'accorder des permis à leurs propriétaires.

 Au Canada, l'enregistrement des armes de poing a contribué à éviter l'épidémie de violence liée à ces armes aux États-Unis. En 1995, le taux de meurtres dus aux armes de poing s'élevait à 0,3 par 100 000 habitants au Canada, contre 4,5 aux États-Unis. À la même époque, les meurtres dus à d'autres moyens étaient à peine moins fréquents au Canada (1,4) qu'aux États-Unis (2,2).

 L'Alberta prétend qu'il n'a pas été prouvé que le contrôle des armes est efficace, mais les preuves qu'elle exige excèdent de loin les normes des réformes judiciaires. Le Dr Neil Boyd, professeur en criminologie à l'Université Simon Fraser, affirme que l'évaluation détaillée de la loi de 1977 apporte plus de preuves de l'efficacité des contrôles qu'on n'en fournit pour étayer la plupart des réformes. Selon le Dr Martin Killias, criminologue à l'Université de Lausanne, exiger des preuves concluantes n'est qu'une tactique dilatoire.

 L'Alberta se base en grande partie sur les travaux de Gary Mauser, professeur en administration à l'Université Simon Fraser et militant pro-arme affilié à la BC Wildlife Federation. La méthodologie utilisée dans son étude sur les gens qui s'arment pour se protéger a été contestée dans la déposition sous serment de Jens Ludwig, professeur adjoint en politiques publiques à l'Université de Georgetown. Les recherches de Mauser ont été financées par la National Rifle Association et le Langley Symposium, un groupe pro-arme. Les experts en violence conjugale de l'Alberta est la sénatrice Anne Cools.


Communiqué de presse,  vendredi, le 30 mai 1997

Face aux attaques politiques, les experts en prévention défendent la loi sur le contrôle des armes.

"La loi C-68 et l'enregistrement des armes sont essentiels à la mise en oeuvre d'une stratégie compréhensive pour combattre la violence conjugale", dit Colette Breton, ancienne présidente du Regroupement Provincial des maisons d'hébergement. "Les commentaires récents de certains candidats ont démontré leur manque de compréhension en ce qui a trait à la violence conjugale. Dans les derniers mois, à Laval, l'Ancienne-Lorette, Baie-Comeau, et plus récemment à Shawinigan, des femmes et dans certains cas leurs enfants, ont été tués par les balles d'un conjoint perturbé. Les incidents survenus récemment au Québec ne font que confirmer ce que nous savons depuis longtemps; l'arme à feu est l'instrument qui figure le plus souvent dans les cas d'homicides conjugaux." Breton ajoute: " Les opposants à la loi C-68 parlent de "punir les criminels" et de protéger les "citoyens responsables", mais cette distinction n'est pas approprié dans le contexte de la violence conjugale. N'importe quel "citoyen responsable" n'a qu'a tirer sur la gâchette pour devenir un criminel. En plus, puisque la majorité des cas de meurtres conjugaux sont accompagnés d'un suicide, les appels pour des "peines plus sévères" ne nous apportent pas de solution. Ce que nous revendiquons, ce sont des mesures préventives." Elle conclut: "Le Regroupement provincial des Maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale est fier de se joindre à la centaine de groupes de femmes au Canada qui endossent cette loi et la position de la Coalition pour le contrôle des armes."

Aussi au sujet de la violence conjugale, Deborah Wick, coordinatrice pour le groupe Aware ajoute: "Les armes à feu font souvent partie intégrante du cycle d'intimidation et de violence auquel les victimes doivent faire face dans leurs foyers. Pour chaque femme abattue par une arme, il y en a des milliers d'autres qui sont menacées et qui vivent dans la peur. En 1993, nombreux témoins ont présenté devant le Canadien Panel on Violence Against Women, décrivant la façon dont leurs conjoints utilisaient leurs armes pour les intimider (en nettoyant leur arme lors d e disputes violentes, parfois même en tirant sur l'animal domestique). Ce problème est reconnu à l'échelle internationale - non seulement aux États-Unis mais dans une récente résolution adoptée par les Nations Unies." Elle conclut: "Nous avons travaillé fort pour la loi C-68 et nous allons travailler aussi fort pour la maintenir en place."

Docteur Richard Lessard, Directeur de la Régie régionale de la santé publique de Montréal déclare: "Chaque année, 1300 Canadiens meurent sous les balles. Depuis le massacre à l'École polytechnique en 1989, 9,000 Canadiens et 2,800 Québécois ont subit le même sort. Le fardeau économique des blessures et décès reliés aux armes est considérable, estimé à l'ordre de 6.6 milliards et 1.6 milliards au Québec seulement." Docteur Lessard ajoute: "Lorsque les propriétaires d'armes se plaignent des "punitions" et "inconvénients du contrôle des armes, ce sont les enfants qui payent le prix en blessures et décès causés par les armes. Parmi les pays industrialisés, le Canada a le cinquième plus haut taux mortalité relié aux armes chez les jeunes âgés de 0 à 14 ans. Ce n'est pas le cas d'être fier. D'après l'étude du CDC, 43% des décès causés par les armes chez les enfants étaient accidentels. Cette étude récente du Center for Disease Control à Atlanta a recherché les taux de décès causés par les armes chez les enfants de 0 à 14 ans, et cela dans 26 pays industrialisés. Les armes à feu représente représentent également la troisième cause de mortalité la plus fréquente chez les individus âgés de 15-24 ans, se classant seulement après les accidents d'automobile et les suicides par d'autres moyens. Les armes à feu engendrent plus de décès que toute formes de cancer, noyades, feux, et chutes combinés. Il conclut: "La loi C-68 vaut l'effort, il faut protéger les gains que nous avons si difficilement acquis."

Heidi Rathjen, vice-présidente de la Coalition pour le contrôle des armes dit: "Nous sommes non-partisans. Nous appuyons les partis qui sont pour le contrôle des armes et nous opposons ceux qui sont contre. Les experts en violence conjugale, en santé publique ainsi que la police veulent sont absolument clairs dans leur position: ils n'appuient pas seulement le contrôle des armes en principe, c'est la loi C-68 telle qu'elle qu'ils endossent. En réponse aux critiques qu'ils reçoivent dans les centres urbains, les opposants de la législation prétendent qu'ils sont pour le contrôle des armes mais pas pour cette loi. Ils veulent un retour à la loi C-17 du gouvernement Brian Mulroney, une loi atténuée par de nombreux compromis au lobby des armes. Ils prétendent que c'était bien assez, point final. Mais ce n'était pas assez et nous avons travaillé sept ans pour obtenir une loi sur le contrôle des armes que les Canadiens veulent et méritent." Rathjen ajoute: "Les opposants de cette législation fondent leur position sur un mythe, le mythe que la sécurité des Canadiens est menacée uniquement par la contrebande d'armes à feu et de l'élément criminel. En fait, la police, les criminologues, ainsi que les experts dans le domaine de la violence conjugale et en santé publique nous informent que les armes qui tuent le plus souvent sont les fusils et carabines ordinaires. Ils maintiennent que sans l'émission de permis et l'enregistrement, sans l'information sur les armes et à qui elles appartiennent, nous ne pouvons éviter que les armes se retrouvent entre les mauvaises mains." Elle conclut: "Qui allez-vous croire, les experts qui ont travaillé sept ans pour obtenir cette loi ou les politiciens comme Jean Charest et Preston Manning qui prétendent que cette loi n'est point nécessaire?"


Communiqué de presse,  le 4 décembre 1996

La lutte pour un meilleur contrôle des armes se poursuit 7ième anniversaire du massacre à l'École Polytechnique

Montréal - Des représentants des familles des victimes du massacre du 6 décembre 1989, de la communauté policière, des municipalités, de la santé publique et de groupes de femmes ont exprimé aujourd'hui leur inquiétude concernant la loi sur le contrôle des armes, adoptée il y a un an.

Heidi Rathjen, Co-fondatrice et vice-présidente de la Coalition pour le contrôle des armes a dit: "Comme vous le savez, la loi C-68, pour laquelle nous nous battons depuis maintenant sept ans, a franchi un autre pas vers sa réalisation. Le Ministre fédéral de la Justice Allan Rock a déposé mercredi dernier la première série de règlements qui étofferont la loi. Ce sont en grande partie les règlements qui détermineront la force et l'efficacité de la loi. Nous avons été soulagé de constater la force de ces premiers règlements.

"Nous applaudissons l'engagement continu du Ministre de protéger avant tout la sécurité du public. Cependant, nous demeurons inquiets. Au cours de la dernière année, l'opposition contre le contrôle des armes ne s'est pas amoindrie, malgré l'adoption du projet de loi C-68. Le Ministre a dû faire face à une opposition féroce et persévérante de la part du lobby des armes, de ses collègues de régions rurales et de certains gouvernements provinciaux. Nous avons confiance que le ministre fera tout ce qu'il peut pour favoriser la sécurité, mais il est certain que le lobby des armes placera de plus en plus d'obstacles dans son chemin. Nous ne sommes pas convaincus que le ministre puisse y réussir. "

Leona Heillig du Centre de prévention des Agressions de Montréal ajoute: "En tant que représentante d'un des nombreux groupes de femmes ayant réclamé un meilleur dépistage des candidats aux permis, je dois dire que, malgré tous les problèmes encourus lors de leur ébauche, les règlements proposés sont louables. Je peux dire au nom des principaux groupes consultés que nous sommes très satisfaits des mesures proposées. Elles répondent à plusieurs de nos préoccupations et contiennent certaines des recommandations découlant de l'enquête sur les meurtres familiaux à Vernon. Le dépistage additionnel et l'avertissement des conjoints des demandes de permis sont des démarches importantes pour réduire les risques dans le contexte de la violence familiale. Les femmes battues attendent en moyenne 30 fois avant de faire appel à la protection de la police. La violence conjugale existe souvent sans la connaissance de la police; on peut donc au moins s'assurer que l'épouse est informée de l'intention de son conjoint de se procurer une arme à feu, lui permettant ainsi de soulever ses craintes, s'il y en a. "

Catherine Bergeron, porte-parole de la Fondation des victimes du 6 décembre contre la violence a dit : "À chaque année, autour de cette date, l'attention des médias et du public se tourne vers les progrès qui se sont fait depuis le meurtre de nos filles en 1989. C'est normalement un temps très difficile pour nous tous. Mais l'année passée, nous avions une raison de célébrer. Le Projet de loi C-68 fut ratifié par le Sénat, et avec lui le potentiel d'un pays plus paisible et sécuritaire. Nous étions convaincus que la lutte était terminée, que nous pouvions retourner à nos vies quotidiennes.

" Malheureusement, nous nous sommes trompés. Nous sommes ici aujourd'hui pour avertir le public que la lutte se poursuit. Le mouvement pour un meilleur contrôle des armes a débuté il y a sept ans, et il y a encore sept années devant nous. Il y a un long chemin à parcourir avant que nous puissions être certains que la législation soit solidement en place. Les obstacles sont évidents.

" Vous vous souvenez probablement de l'intensité avec laquelle nous devions combattrons certains membres du Sénat pour assurer l'adoption du Projet de loi C-68. La législation a été adoptée mais nous n'étions pas loin de la perdre. Lors de leur dernier congrès, les Conservateurs se sont engagés à abroger la Loi aussitôt qu'ils prendront le pouvoir. Ils se rallient ainsi à la position du Parti réformiste sur ce point. Cette position est particulièrement troublante étant donné le fait que M. Charest est québécois et qu'il a traditionnellement été un modéré" 

"Les principaux experts dans le domaines de la sécurité publique appuient cette loi. La majorité de la population appuie cette loi. Il semble que les faits ne sont pas pertinents pour ceux qui s'opposent à la loi. Cela dit, nous acceptons que nous devrons combattre encore longtemps pour le maintien de cette loi et pour son application, même au-delà des prochaines élections."

Thérèse Daviau, conseillère municipale de la Ville de Montréal dont la fille Geneviève Bergeron fut tuée le 6 décembre 1989, ajoute: "Il y a tout juste deux jours, un recours constitutionnel contre la loi a été initié par le gouvernement de l'Alberta, appuyé par les gouvernements de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest. Il y a deux semaines, mon conseil, le conseil de la Ville de Montréal, a adopté une résolution demandant le statut d'intervenant pour appuyer la loi. Nous nous joignons à la Coalition, à la Ville de Toronto, à l'Association canadienne de Chefs de police et à plusieurs autres organisations qui croient que l'initiative de l'Alberta est déplorable. Nous ne savons pas quel sera le résultat de cette démarche, ni jusqu'où l'Alberta est prêt à aller. Nous sommes cependant certains que cette contestation en est une parmi beaucoup d'autres: le lobby des armes a l'habitude de renvoyer en appel les sanctions relatives au contrôle des armes."

"J'aimerais ajouter que la résolution de la Ville de Montréal a été adoptée à l'unanimité. Tous les partis et les conseillers indépendants sont d'accord pour dire que ceci est une question de sécurité publique qui doit demeurer au delà de toute partisannerie. Nous sommes consternés par le fait que plusieurs partis provinciaux et nationaux sont incapable de dissocier le contrôle des armes de la politique. La Ville de Montréal est engagée à défendre avant tout la sécurité de ses citoyens et citoyennes, et nous continuerons d'appuyer la législation avec tous les moyens dont nous disposons."

Pierre Sangollo, Directeur adjoint du Service de Police de la Communauté Urbaine de Montréal, a fournit le commentaire suivant : " La communauté policière a appuyé cette législation dès son dépôt à la Chambre de Communes il y a deux ans. Nous croyons toujours qu'un système de permis de possession et d'enregistrement des armes est essentiel pour la sécurité de nos communautés. Mes collègues en Alberta, au Manitoba et en Ontario sont du même avis.

" Les représentants de la Coalition et de L'Association canadienne des Chefs de police ont rencontré Jean Charest et lui ont écrit à plusieurs reprises. Dans une récente lettre adressée aux directeurs de police, il répète les mêmes fausses affirmations qu'il a utilisées auparavant. Il dit que 90% des armes utilisées lors de crimes sont les armes illégales, et que l'enregistrement des fusils et carabines est donc inutile. Il déclare - faussement - que la police connaisse déjà l'identité des gens qui possèdent des armes à cause du système actuel de permis d'acquisition. Monsieur Charest demeure remarquablement mal informé.

" Mais l'Association canadienne des Chefs de police a expliqué maintes fois que la plupart des armes confisquées à la suite de crimes au Canada sont des fusils et carabines - pas des armes de poing illégales. Les armes obtenues légalement constituent le problème principal. De plus, seulement un tiers des propriétaires d'armes ont un permis d'acquisition en leur nom, car un permis n'est requis que lorsqu'on veut acheter des armes, et non pas pour les posséder. Une des plus importantes améliorations apportées par la loi C-68 est l'obligation de tous les propriétaires d'armes de détenir un permis de possession - ce qui est la seule façon pour la police de savoir qui sont les propriétaires légitimes d'armes à feu. Dans sa lettre à la police, Monsieur Charest a ignore tout cela."

Mirelle Bouffard, de la Direction de la Santé publique et des Services sociaux de Montréal-Centre a été présente pour souligner l'appui à la loi du secteur de la santé publique. "Le contrôle des armes n'est pas uniquement une question de prévention de la criminalité, mais aussi de santé publique. Les suicides, les accidents et les homicides impulsifs dûs aux armes à feu sont des tragédies évitables. Les organismes de santé publique de la région, de la province et du pays ont appuyé les mesures contenues dans la législation dès le début. Nous réalisons aussi que nous devons continuer à travailler pour protéger ce que nous avons gagné il y a un an. "

Rathjen a conclu: " La menace que laissent planer certaines provinces de ne tout simplement pas appliquer la loi représente un autre obstacle considérable. Ces menaces ont engendré un fardeau imprévu pour le Ministre et son Département, et sont la cause du délai supplémentaire d'une an avant le début de l'implantation du système de permis de possession. Ce système devait commencer en janvier 1997, mais il vient d'être reporté à janvier 1998. Bien que débuter l'implantation du système des permis de possession en même temps que l'enregistrement des armes offre certains avantages - les propriétaires pourront effectuer ces démarches simultanément - nous craignons l'émergence de bien d'autres problèmes qui résulteront du refus des provinces d'implanter la loi.


Communiqué de presse,  le 27 novembre 1996

Les nouveaux règlements sur les armes à feu sauveront des vies

OTTAWA - "Ça fait maintenant 7 ans qu'a eu lieu la tuerie de l'Ecole Polytechnique et ça prendra encore 7 ans pour que cette loi soit totalement implantée. Ces règlements représentent toutefois un autre pas vers l'avant, a dit, Wendy Cukier, présidente de la Coalition pour le contrôle des armes.

"Nous nous accommodons bien des nouveaux règlements qui reflètent certaines recommandations de l'enquête publique sur le massacre de Vernon. Une vérification plus poussée des candidats et l'obligation d'avertir les conjoints des demandes de permis sont des améliorations importantes. D'ailleurs, les règlements visent à responsabiliser les propriétaires. Le Ministre a répondu clairement aux questions soulevées par les événements à Vernon et à plusieurs des recommandations des groupes de femmes," a ajouté Sandra Essex du YWCA du Canada.

"Ces règlements sont essentiels pour la sécurité dans nos communautés, selon Brian Ford, chef de la police régionale d'Ottawa-Carleton et président du Comité législatif de l'Association canadienne des Chefs de police. "L 'Association canadienne des Chefs de polices continuera d'utiliser tous les moyens à sa disposition afin d'assurer que ces règlements soient implantés de façon efficace."

"Nous entendrons sans doute parler des coûts reliés au du contrôle des armes et des droits exigés pour obtenir des permis," a dit Rob McNamara de Victims of Violence International. "Nous devons sans cesse rappeler aux gens l'autre aspect des coûts de la violence engendrée par les armes à feu. Cette fin de semaine à Winnipeg, une fillette de 13 ans a été tuée par son cousin âgé de 8 ans. On entend toujours parler des coûts de l'enregistrement des armes ou des permis - mais rarement entend-t-on parler des "coûts" du massacre de Vernon. Les coûts en termes de vies perdues, en termes de souffrances dans la communauté."

"Considérant les coûts énormes engendrés par les blessures et décès qui résultent de la mauvaise utilisation des armes à feu, ces règlements sont un bon investissement dans la sécurité publique. Mieux vaut prévenir que guérir et nous préférons éviter les tragédies plutôt qu'en subir les conséquences," a dit Arn Snyder, de l'Association canadienne de justice pénale.

"Du point de vue de la santé publique, le contrôle des armes est essentiel à la réduction des décès et des blessures. Les sections concernant l'émission de permis fourniront des moyens pour empêcher que les individus qui posent un risque à leur propre sécurité ou à celle d'autrui aient accès aux armes," selon Robert Cushman, du Service de santé d'Ottawa-Carleton. "L'entreposage sécuritaire évitera les vols et les accidents plus difficile que les enfants aient accès aux armes et de prévenir les vols."

Nous sommes confiants que les provinces perdront en cours constitutionnel, mais leur opposition à la loi complique néanmoins le processus d'implantation. Par contre, maintenant que l'enregistrement et l'émission de permis débuteront en même temps, il sera plus pratique pour les propriétaires d'armes à feu et la vérification sera facilitée. Les dates limites de l'an 2001 pour les permis et de 2003 pour l'enregistrement sont inscrites dans la loi. Ce délai ne signifie donc pas un retard à la fin du processus. Nous avons encore beaucoup de travail à faire," Heidi Rathjen, vice-présidente de la Coalition pour le contrôle des armes.

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